6 réflexes verts à adopter au bureau

Wundervisuals

 

Surfer, envoyer des emails, imprimer… tous ces petits gestes ont de gros impacts sur l’environnement.

 

Un salarié est responsable de 360 kg d’émissions de CO2 par an au travail. Petit guide pour diminuer ce chiffre.

Covoiturage, vélo, transports en commun… Les alternatives à la voiture individuelle pour un salarié qui se rend 5 jours sur 7 au bureau sont bien connues. Et elles progressent. Mais une fois sur place ? Contrairement aux idées reçues, c’est devant notre poste de travail que nous polluons le plus… Sans nous en rendre toujours compte.

En association avec le WWF, le Club Green IT a mis des chiffres sur cette pollution du quotidien, résumée dans cette infographie.Par an, un salarié rejette 360 kg de gaz à effet de serre, et consomme 3460 kWh d’énergie, et 5000 litres d’eau. En complément des démarches que votre entreprise peut mener pour être plus économe avec son informatique, vous conservez de la marge pour agir de façon plus « verte » au niveau individuel.

  1. Échanges de fichiers: rien ne vaut la bonne vieille clé USB

Transférer un fichier par e-mail, le partager sur un serveur, ou via un service comme WeTransfer : c’est pratique. Mais s’il ne s’agit pas d’un document sur lequel plusieurs personnes vont collaborer, ou qu’il s’agit de le communiquer au collègue du bureau voisin, cette bonne vieille clé USB est bien plus économe en énergie.

  1. Les e-mails, ça s’optimise

On le dit moribond depuis des années, concurrencé par des services plus collaboratifs comme Slack, Trello, et compagnie. L’e-mail va pourtant très bien, merci : en 2017, il s’en est envoyé 269 milliards… par jour. Or un e-mail, d’après l’Ademe, c’est 19 grammes de CO2 émis.

Il est possible de diminuer ce chiffre, en jouant sur deux paramètres: les destinataires (le « pour info » à un collègue vaguement concerné n’est pas forcément indispensable), et le poids des pièces jointes. La plupart des logiciels de bureautique permettent d’alléger les images, de compresser les documents… Dernier bon réflexe à adopter : faire régulièrement le ménage dans ses messages, pour moins solliciter les serveurs de stockage.

  1. Impressions: noir et blanc, recto verso… et recyclage!

70 à 85 kg de papier par an : c’est ce que consomme en moyenne un salarié chaque année, soit trois ramettes par mois. Un chiffre auquel il convient d’ajouter celui de la consommation de cartouches d’encre pour se faire une idée du bilan écologique de nos impressions, globalement responsables du quart de notre consommation d’eau au bureau.

Impression en noir et blanc, en recto-verso, en mode brouillon… Ces petits gestes permettent d’alléger considérablement la facture. Même le choix de la police de caractère a un impact ! Sans compter l’étape d’après : à peine 40% des papiers de bureau sont recyclés, alors même que les papetiers français sont en manque de matière première… Pensez au tri !

 

afp.com/Joel Saget

 

80% des papiers sont recyclés en France… Mais seulement 40% là où on en consomme le plus: au bureau.

 

  1. Recherches sur Internet : pensez à l’URL

En 2009, une étude (fermement contestée par Google) estimait qu’une recherche sur le moteur occasionnait le rejet de 7 grammes de CO2 dans l’atmosphère. Soit 10 kg par an, l’équivalent d’un Paris-Versailles en voiture.

Correct ou exagéré, le chiffre met au moins l’accent sur une évidence : même un geste aussi anodin qu’entrer une question dans sa barre de recherche sollicite des serveurs distants… parfois inutilement. Vous vous rendez régulièrement sur les mêmes sites pour consulter une information ? Placez-les en signet ou dans votre barre de favoris, ou tapez leur URL directement, c’est toujours ça d’économisé.

  1. Une pause café ? Configurez votre écran de veille

L’écran, c’est 20 à 30% de la consommation énergétique d’un ordinateur, selon le guide des bonnes pratiques de l’Ademe. Et il reste souvent allumé en permanence.

Le configurer pour qu’il se mette en veille au plus vite fait partie des bons réflexes à adopter. La plupart des ordinateurs proposent même deux modes distincts : une première veille qui se déclenche au bout de quelques minutes d’inactivité, et l’extinction si la pause se prolonge. A éviter en revanche : les économiseurs d’écran animés (avec de la 3D, des couleurs…) qui se révèlent en réalité moins économique que le mode actif.

  1. En repartant : lumières, ordinateurs… on éteint tout

Cela peut sembler évident, et pourtant : 4% des écrans et 15% des unités centrales sont laissés allumés en permanence. Jours, nuits et week-ends. Avant de rentrer goûter un repos bien mérité, il n’est donc pas inutile de faire un petit tour pour tout éteindre : l’ordinateur, les lampes, et même les imprimantes.

 

Source : L’Express

 

Cartouches originales, recyclées ou compatibles – Que choisir ?

QUE CHOISIR ENTRE LES CARTOUCHES ORIGINALES, LES RECYCLÉES OU REMANUFACTURÉES, ET LES CARTOUCHES COMPATIBLES (GÉNÉRIQUES) ?

 

Il existe sur le marché un large choix de cartouches d’encre originales, recyclées ou remanufacturées, et les cartouches compatibles (génériques) de toutes les marques. Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans une telle variété de produits. Tous ces types de consommables ont leurs avantages et leurs inconvénients :

Les cartouches « originales » :

Les cartouches originales dites également « de marque » ou « d’origine » sont des consommables d’impression fabriqués par des marques telles Hewlett-Packard ®, Brother ®, Canon ®, Epson®, Lexmark ®, Ricoh ®, Samsung ®, Xerox ® … qui ont nécessités d’énormes investissements en Recherche et Développement. Garanties par les constructeurs, les cartouches originales, de marque ou d’origine  offrent l’assurance d’une impression de haute technologie.

Les cartouches « recyclées ou remanufacturées » :

Les cartouches recyclées ou remanufacturées sont des cartouches originales vides ou usagées qui ont une deuxième vie. Une fois collectées, les cartouches originales vides sont démontées et nettoyées. On change ensuite leurs pièces élémentaires, on les remplit puis on les emballe avant leurs nouvelles mises sur le marché. Ce processus peut avoir lieu plusieurs fois. Grâce au recyclage, les cartouches recyclées ou remanufacturées jouent un rôle essentiel dans la protection de l’environnement.

 

© Gavin Roberts / Future /REX/SIPA

 

Les cartouches « compatibles ou génériques » :

On mélange parfois les cartouches portant la dénomination  « compatible » avec les cartouches « recyclées ou remanufacturées » et souvent même avec les cartouches « génériques ». Effectivement, tous ces types de cartouches sont compatibles avec les imprimantes. Si les cartouches recyclées ou remanufacturées  sont des produits écologiques, il n’en est rien des cartouches dites génériques qui sont en fait des cartouches neuves et adaptables aux imprimantes. Bien qu’à des prix avantageux, elles sont en majorité produites dans des pays où la main d’œuvre est bon marché. De plus, les cartouches génériques ne se recyclent pas car elles offrent dans leur ensemble des qualités de matériaux et d’impression bien inférieures à celles des cartouches originales, recyclées ou remanufacturées .

Nous encourageons avant tout le recyclage des cartouches d’imprimantes, c’est pourquoi Euros Cartouches propose le rachat de vos cartouches vides jet d’encre jusqu’à 4€ sur une large gamme de 180 modèles d’imprimantes Hewlett-Packard ®, Brother ®, Canon ®, Epson®, Lexmark ®, Neopost ® et Samsung ®.

De même, après leurs commercialisations, de nombreuses cartouches neuves d’imprimantes n’ont plus d’utilité suite à un changement de matériel, d’un renouvellement de parc informatique ou d’erreur de commandes de consommables. Euros Cartouches rachète les cartouches neuves toners ou lasers, les tambours, les fours et les unités de fusion pour les imprimantes, photocopieurs, copieurs et fax de toutes les marques Hewlett-Packard ®, Brother ®, Canon ®, Epson®, Lexmark ®, Ricoh ®, Samsung ®, Xerox ® …

Avec Euros Cartouches, c’est facile de revendre ses cartouches d’encre vides et ses cartouches neuves toners ou lasers.

 

Source : euros-cartouches.fr

 

® toutes les marques appartiennent à leurs propriétaires respectifs

Quelle imprimante jet d’encre choisir ?

 

Si vous cherchez une imprimante pour un usage occasionnel, optez pour une version jet d’encre. Cependant, il n’est pas facile de trouver celle qui peut combler vos exigences au vu des différents modèles et marques vendues sur le marché.

 

FONCTIONS D’UNE IMPRIMANTE JET D’ENCRE 

L’imprimante jet d’encre était à ses débuts dédiée à l’impression de documents, de photos et de grands tirages. Ce type d’imprimante est le plus plébiscité par le grand public. Il est parfaitement adapté à un usage domestique, notamment pour l’impression de documents administratifs et de photosSon principal avantage : son prix. Il est plus accessible que la version laser. Par ailleurs, il est adapté autant à l’impression noir et blanc qu’en couleur. Désormais, il existe même des imprimantes jet d’encre avec fonction scanner et photocopie. Certaines peuvent aussi faire office de télécopieur. Un avantage non négligeable !

 

cartouche encre

 

CRITÈRES POUR CHOISIR UNE IMPRIMANTE JET D’ENCRE 

Vous souhaitez acheter une imprimante jet d’encre ? Découvrez les imprimantes jet d’encre proposées par différentes marques. En choisir une n’est pas une mince affaire en raison des nombreux modèles disponibles. Pour vous faciliter la tâche, voici les éléments à prendre en compte :

  • La facilité d’utilisation: c’est un élément clé pour bien choisir votre imprimante. Si possible, optez pour un modèle avec WiFi et écran tactile. Il existe aussi des imprimantes jet d’encre équipées d’un lecteur de carte mémoire permettant de lancer l’impression directement depuis le téléphone ou l’appareil photo.
  • La vitesse d’impression: Elle varie selon ce que vous imprimez : photo ou document, mais aussi en fonction des réglages de qualité choisis. Les meilleures imprimantes jet d’encre peuvent imprimer 19 pages par minute en noir et blanc et 15 pages en couleur.

La qualité de l’image, la consommation d’énergie et le coût à la page sont aussi des points non négligeables lors de l’achat d’une imprimante jet d’encre ou non.

 

Source : Marie France

 

Une imprimante laser plus économique qu’une imprimante jet d’encre ?

COMPARATIF / Imprimantes laser multifonctions

 

Et si, au lieu d’une imprimante jet d’encre, vous passiez au laser, jusqu’à 5 fois plus économique en encre ? On trouve de telles imprimantes à partir de 60 € et de la couleur pour à peine plus de 100 €. Les lasers multifonctions sont un peu plus onéreuses avec des prix qui se situent entre 200 et 300 €.

Les imprimantes laser produisent des textes parfaits et trouver une mauvaise imprimante laser en bureautique relève aujourd’hui de l’exploit. Il en va autrement pour les impressions photos où les imprimantes jet d’encre conservent nettement l’avantage. On peut tirer quelques photos en laser, vous reconnaîtrez les sujets, mais on est loin de la qualité labo atteinte par certaines imprimantes jet d’encre. Il existe plusieurs catégories d’imprimantes, et donc plusieurs comparatifs sur les Numériques. Vous êtes ici dans celui des lasers multifonctions par opposition aux lasers monofonctions, lui-même différent des multifonctions jets d’encre.

 

cartouche encre

 

LES POINTS CLÉS

Ergonomie
Ici, nous nous attardons sur la facilité d’utilisation de l’imprimante et ses différentes fonctionnalités. La plupart des imprimantes bénéficient désormais du Wi-Fi ainsi que d’un écran. La capacité du bac est également importante, tout comme l’encombrement.

Débit
Le débit est le nombre de pages par minute qu’est capable de sortir l’imprimante laser. Le débit des imprimantes laser est plus élevé que celui des imprimantes jet d’encre. Il dépasse les 30 pages par minute (même en couleur) sur les modèles les plus performants.

Qualité d’image
La qualité d’impression reste un critère important pour le choix d’une imprimante. Une imprimante laser multifonctions se doit d’imprimer parfaitement les textes et les graphiques. Pour les photos, c’est une autre paire de manches et les imprimantes laser sont encore loin de pouvoir rivaliser avec les modèles jet d’encre.

Scanner et copie
Pour la copie, une bonne imprimante doit offrir une reproduction la plus proche possible du document original. On s’attend également à ce que le scanner soit performant dans la numérisation de document, que ce soit du texte ou des photos.

Coût à la page
Le coût à la page est le coût moyen d’impression d’une page standard en couleur ou en noir et blanc. Il s’élève à environ 11 centimes sur les imprimantes jet d’encre, mais il peut être beaucoup plus élevé après plusieurs cycles de nettoyage.

Consommation et bruit
La consommation d’énergie reste un critère de choix et les imprimantes laser se montrent ici plus gourmandes que leur homologue jet d’encre. Si la consommation en veille est toujours inférieure à 1 watt, elle dépasse les 400 watts lors de l’impression. Au niveau du bruit, il est aussi un peu plus élevé avec une moyenne de 50 dB (A) pour les imprimantes laser.

 

LES PROCÉDURES DE TESTS

Tout d’abord, les différentes options présentes sur l’imprimante et sa facilité d’utilisation permettent d’obtenir une note d’ergonomie. Nous mesurons ensuite les débits avec plusieurs documents types depuis la veille, après la mise sous tension et même en mode recto-verso. Nous mesurons également la rapidité de la fonction copieur et du scanner. La qualité d’image est déterminée par l’impression de plusieurs mires passées à la loupe afin de déterminer la finesse de l’impression. La fidélité des couleurs est aussi mesurée à l’aide d’une sonde. Enfin, nous mesurons la consommation de l’imprimante en veille et lors de l’impression, ainsi que son niveau sonore.

 

Source : Les Numériques

La traque aux coûts cachés des systèmes d’impression

 

rachat cartouche encre

 

Sur un marché très diversifié, qui présente peu d’évolutions technologiques, le choix d’une imprimante n’est pas toujours évident. D’autant que le coût facial d’une machine n’est généralement pas représentatif de son véritable coût à l’usage. Pour évaluer précisément les dépenses liées au cycle de vie d’un copieur, la méthode du TCO (Total Cost of Ownership), ou coût global de possession, permet de prendre en compte le prix initial de la machine, mais aussi celui des consommables, tels que les cartouches d’encre, les toners et les pièces d’usure, ainsi que l’entretien et la maintenance. Certaines habitudes doivent cependant être observées à la loupe afin de s’approcher au plus près des besoins de l’entreprise et, in fine, réaliser des économies.

 

Les coûts de l’impression représentent 1 à 3 % du chiffre d’affaires annuel des entreprises, soit une moyenne de 20 à 25 % du budget informatique, selon DFC Engineering. Pourtant, la très grande majorité des sociétés n’ont pas conscience de ces chiffres. Un poste de dépenses important, sur lequel il est possible d’agir par une anticipation fine des besoins, mais aussi en modifiant certaines habitudes. Peu utilisée en France, la méthode du TCO (Total Cost of Ownership), ou coût global de possession, initié par le cabinet d’analyse américain Gartner en 1998, permet de prendre en compte l’ensemble des frais. “Dans le monde du print, le TCO va bien au-delà de la machine, puisque près de la moitié du TCO est représenté par les consommables”, indique Morgan Leucat, directeur marketing des offres hybrides et innovation chez Konica Minolta. À l’usage, le coût total d’une imprimante est même souvent inversement proportionnel au prix d’achat. “Si l’on ramène la durée d’usage au prix, le coût d’une imprimante pour une utilisation occasionnelle peut s’élever à une dizaine d’euros par minute, ce qui est phénoménal. Il est souvent plus intéressant d’acheter du matériel haut de gamme et de le renouveler moins régulièrement”, conseille Théo Mataranga, fondateur de Bench Expert Labs. Encore faut-il avoir évalué les besoins réels de l’entreprise par une observation minutieuse des habitudes.

 

Le jet d’encre talonne le laser

Créés pour offrir de gros rendements à un coût beaucoup moins élevé, les copieurs laser restent très largement prisés par le marché professionnel. De récentes évolutions sur le jet d’encre pourraient néanmoins changer la donne. “La technologie jet d’encre a connu des changements spectaculaires, les modèles récents atteignant la même vitesse que les laser, avec une consommation d’encre moins importante et des formules chimiques qui s’améliorent”, selon Théo Mataranga. HP, Epson ou Brother ont notamment fait évoluer leurs machines, qui nécessitent néanmoins de passer sur du papier plus épais pour éviter que l’encre ne transperce la page.

La technologie est prometteuse pour de nombreux usages. “Le jet d’encre a fait ses preuves dans l’industrie où les notions de fiabilité et de coût sont primordiales, confirme Thierry Bagnaschino, directeur marketing d’Epson France, qui ajoute : en bureautique, cette technologie offre un gain de temps appréciable grâce à un démarrage de l’impression immédiat. Pour l’impression d’étiquettes, aucun risque de voir les copies se décoller et terminer sur le tambour d’impression comme sur une laser.” La promesse : un faible besoin de maintenance au quotidien et une autonomie des consommables qui atteint près de 100 000 pages.

“La technologie jet d’encre a connu des changements spectaculaires, les modèles récents atteignant la même vitesse que les laser, avec une consommation d’encre moins importante et des formules chimiques qui s’améliorent”

La technologie laser reste pourtant bien plus fiable pour les besoins importants, selon Morgan Leucat : “plus chères à l’achat, les imprimantes laser sont conçues pour répondre aux exigences des professionnels et restent 20 à 30 % plus économiques sur la durée de vie des contrats”. Un avis confirmé par une large prédominance sur le marché.

 

cartouche encre

 

Facturation au volume d’impression

Peu de sociétés se dotent d’un système d’impression en propre, la très grande majorité préférant la location, avec ou sans option d’achat. Avec un engagement sur le nombre de copies par mois, l’avantage réside dans l’offre de services. Sur une durée de 3 à 5 ans, le coût de la location est à peu près équivalent à la valeur de l’imprimante et permet, à terme, de changer de machine. S’ajoute un contrat de maintenance, qui comprend la main-d’œuvre, le déplacement, les pièces détachées et les consommables.

Le modèle des abonnements est aujourd’hui forfaitaire, et non plus fonction de la consommation réelle. “Facturés à la page, les dépassements peuvent enchérir les coûts de 30 à 40 %”, avertit Richard Sebaoun, directeur commercial d’Abysse. Le volume d’impression mensuel doit donc être précis pour une bonne anticipation des coûts. Problème, peu de sociétés y parviennent et les estimations sont souvent réalisées à la louche. Le nombre de ramettes utilisées chaque mois est généralement un bon indicateur.

“Le modèle des abonnements est aujourd’hui forfaitaire, et non plus fonction de la consommation réelle. “Facturés à la page, les dépassements peuvent enchérir les coûts de 30 à 40 %”

La consommation dépend ensuite de chaque machine. Certains sites de marques, de même que le site indépendant 4clik.com, permettent une comparaison en fonction des modèles. “Le coût par page varie entre 40 et 80 euros pour 1 000 pages couleur pour les imprimantes jet d’encre, et entre 60 et 160 euros pour les imprimantes laser dès 2000 pages par mois. Le TCO baisse drastiquement à partir d’un gros volume d’impression”, selon Théo Mataranga. Le volume de pages imprimées en noir et blanc est également décisif : dès lors qu’un logo de couleur est détecté, l’impression passe en trichromie et consomme donc beaucoup plus.

 

Les coûts annexes

Malgré la tarification mensuelle, la maîtrise des coûts n’est bien souvent qu’apparente. En sus du coût locatif, des dépenses supplémentaires sont régulièrement facturées par les sociétés de services. “Le coût à la page a considérablement baissé au cours de la dernière décennie tandis que la concurrence augmente. Les sociétés se rattrapent donc sur les coûts annexes, tels que les bacs de récupération usagés, les frais de gestion de la facture ou la taxe écologique, facturés en supplément”, précise Richard Sebaoun, directeur commercial d’Abysse.

La numérisation de documents ou les scans, autrefois gratuits, sont aussi désormais facturés. “Les clients impriment de moins en moins et il est devenu vital pour les sociétés d’équilibrer les dépenses. Les modifications et déplacements du matériel, qui reste la propriété du prestataire, doivent également être prévus en amont, pour éviter les pertes de données”, précise Gradimir Ivanov, gérant de Komaks France. Pour éviter les mauvaises surprises, l’achat en propre d’une machine peut être recommandé, notamment pour les petites entreprises ou celles qui souhaitent maîtriser d’un bout à l’autre les questions de sécurité.

“Les sociétés se rattrapent donc sur les coûts annexes, tels que les bacs de récupération usagés, les frais de gestion de la facture ou la taxe écologique, facturés en supplément”

Un autre point décisif réside dans le taux de couverture, c’est-à-dire le rendement d’une cartouche, un point central à évaluer. Sur les technologies laser, certaines pièces telles que les unités de fusion, les courroies de transfert ou les photoconducteurs réclament d’être remplacées régulièrement. Il est donc nécessaire de s’assurer des termes du contrat de maintenance.

Les critères de qualité et d’efficacité, qui peuvent être générateurs de coûts indirects, sont aussi à prendre en compte. Une vitesse d’impression élevée, tout comme une haute résolution d’impression et de numérisation, garantissent de bons résultats. La nécessité des services supplémentaires, tels que l’impression depuis des devices mobiles, est à évaluer, puisqu’ils enchérissent le prix de l’équipement. Mais les économies réalisées proviennent le plus souvent d’une optimisation des usages.

 

Du bon audit des usages

Dans cette perspective, un audit peut s’avérer nécessaire. “Notre objectif est de rationaliser ce poste de dépense. Il est parfois plus économique de déverrouiller un poste central et unique plutôt que de multiplier les machines”, note Richard Sebaoun. De son côté, Konica Minolta propose de faire évoluer l’imprimante vers un outil de travail collaboratif appelé Workplace Hub, qui permet de gérer l’intégralité de l’IT à partir d’un point unique. “Notre idée est de proposer une nouvelle technologie intelligente qui comprend un système d’impression, un système de stockage de données dématérialisées, un serveur, mais aussi des points d’accès Wifi et cloud, dans le but d’optimiser la gestion des ressources. Une machine partagée peut devenir source d’économie, mais aussi un lieu de vie central des entreprises”, précise Morgan Leucat.

 

Les bénéfices économiques de l’écologique

Les innovations les plus marquantes sont liées à la réduction de l’impact écologique. Là encore, les technologies jets d’encre, qui bénéficiaient d’une moins bonne réputation que les laser, ont largement évolué. “Elles consomment désormais moins d’encre, les formules chimiques s’améliorent et polluent moins. La consommation énergétique baisse également, jusqu’à dix fois par rapport à une imprimante laser”, note Théo Mataranga. Si Xerox prévoit d’arrêter la production de son encre solide qui permettait une diminution des déchets et de la consommation d’énergie, HP continue de chercher à réduire l’impact environnemental de ses produits. Avec une encre HP Latex conçue à base d’eau, doublé d’une technologie d’impression à balayage large, le modèle HP Designjet L65500 promet une grande polyvalence.

“La consommation énergétique baisse également, jusqu’à dix fois par rapport à une imprimante laser”

Epson est aussi le concepteur de la série Ecotank, qui remplace les cartouches par des containers remplis à l’aide de bouteilles d’encre. Résultat : un investissement de départ plus élevé mais un coût par page extrêmement réduit, à moins de 0,5 centime, jusqu’à 30 fois moins cher par rapport à un jet d’encre classique, pour une cartouche à moins de 15 euros. Certains modèles intelligents permettent aussi une mise en veille automatique à l’heure de départ des collaborateurs pour éviter les surplus de consommation. À savoir également, qu’“avec les normes européennes, si le constructeur est responsable du recyclage des machines via l’éco-participation, c’est au propriétaire d’acheminer le matériel vers les filières de recyclage, ce qui peut coûter cher”, précise Gradimir Ivanov. Une alternative pour réaliser des économies : le marché d’occasion professionnel, qui se développe de plus en plus et permet de réduire encore les coûts d’utilisation.

 

Innovation : les imprimantes 2,5D. Elles impriment du texte, des photos, mais aussi des textures. Dernière innovation du secteur, les imprimantes 2,5D sont capables d’imiter différentes matières comme le cuir, la fibre, le tissu et même la brique. Il ne s’agit donc pas d’une imprimante 3D, puisque le principe repose sur la création de mico-reliefs n’excédant pas 2,5 millimètres, à partir d’une technologie 2D. Autre différence avec la 3D, l’innovation réside plutôt dans la feuille utilisée. Les reliefs sont d’abord imprimés au carbone sur un film plastique, lequel est ensuite appliqué sur une feuille spéciale contenant une micro-couche de poudre composée d’un hydrocarbure liquide, capable de se dilater au contact de la chaleur. Une fois refroidi, le film est retiré et laisse sur la page une texture qui reproduit, au toucher, la sensation du matériau choisi. Pour ajouter l’illusion visuelle à l’expérience tactile, les couleurs sont ensuite imprimées par le biais d’une technologie jet d’encre classique. La durée de l’opération est comprise entre 3 et 5 minutes.

À l’utilisation, ces machines pourraient permettre de reproduire aisément du braille ou des motifs sur des livres d’enfant, par exemple. À l’heure actuelle, des presses ou des moules sont encore nécessaires pour obtenir un tel rendu. Avec un coût avoisinant les 40 000 euros, ces imprimantes s’adressent plutôt au monde du design et de l’automobile, pour le développement de prototype. La technologie a été développée depuis quelques années par le français Océ Print Logic Technologies France. Rachetée par le groupe Canon en 2010, l’entreprise proposera un service à distance. De son côté, Casio lancera son premier modèle “Mofrel” d’ici quelques mois.

 

Des cartouches intelligentes et communicantes. Des imprimantes capables de commander directement de l’encre en ligne quand leur réserve baisse ? Un service proposé par plusieurs marques, qui permet d’éviter de se retrouver à court de consommables, et destiné aux professionnels qui possèdent leur machine en propre. Seul impératif : installer un logiciel qui permet de suivre en temps réel le niveau des cartouches d’encre. Autre avantage de la formule, éviter le stockage, parfois onéreux. L’assistance est fournie moyennant un abonnement mensuel, basé sur le nombre de pages imprimées tous les mois. Si le service est économique pour les petites sociétés, il peut s’avérer coûteux pour celles qui impriment le plus. L’abonnement Instant Ink d’HP est tarifé à près de 10 euros pour 300 pages par mois, 1 euro supplémentaire étant ajouté toutes les 25 pages.
Une limite donc : le dépassement d’impression n’est pas compris et s’ajoute comme du hors forfait, sur le modèle pratiqué par les opérateurs téléphoniques. “Le gros avantage réside dans une meilleure organisation et surtout une liberté d’esprit. Il n’y a rien de pire pour un commercial que de ne pas pouvoir imprimer un contrat au bon moment et manquer une opportunité”, selon Morgan Leucat, directeur marketing des offres hybrides et innovation chez Konica Minolta. Le même principe a été reprise par Epson Ready Ink, tandis que Xerox s’adresse davantage aux plus gros clients, en et propose même d’approvisionner des copieurs de marques différentes.

 

Le marché mondial de l’impression affiche une décroissance de 4,1 % en volume entre 2015 et 2016.En recul continu depuis 2015, le marché des imprimantes en Europe de l’Ouest repart légèrement à la hausse en 2017.
Au deuxième trimestre, les industriels du secteur ont vu leurs livraisons progresser de 0,7 % par rapport à la même période l’année dernière.

 

Source : Le Nouvel Economiste

Choisir une imprimante jet d’encre multifonction

COMPARATIF / Choisir une imprimante jet d’encre multifonction (Wi-Fi, scanner, copieur…)

 

Les modèles d’imprimantes multifonctions sont souvent à des prix alléchants, mais attention à la facture d’encre : le plus souvent, moins chère sera l’imprimante au départ, plus chères reviendront les cartouches. Opter pour un modèle tout premier prix est rarement un bon pari.

Les imprimantes jet d’encre multifonctions sont désormais la norme. Les modèles dédiés à l’impression (sans fonction scanner et copieur) sont souvent spécialisés dans l’impression photo ou dans les grands tirages (A3, A2) et font l’objet d’un autre comparatif sur Les Numériques : les imprimantes A3. Rappelons aussi que les imprimantes jet d’encre ne sont pas toujours plus économes que les imprimantes laser. En effet, elles lancent des cycles de nettoyage plus fréquents et gâchent ainsi jusqu’à la moitié de l’encre. De plus, si vous n’imprimez pas pendant longtemps — plusieurs mois, mais parfois quelques semaines suffisent —, l’encre risque de sécher et de bloquer les impressions. L’option « Nettoyage des buses » dans le logiciel fourni avec l’imprimante peut la sauver, mais pas toujours…

 

cartouche encre

 

LES POINTS CLÉS

 

Ergonomie

Nous examinons la facilité d’utilisation de l’imprimante et ses différentes fonctionnalités. La plupart des imprimantes bénéficient désormais du Wi-Fi ainsi que d’un écran. La capacité du bac est également importante, tout comme l’encombrement.

Débit

Le débit est le nombre de pages par minute qu’est capable de sortir l’imprimante. Les meilleures imprimantes jet d’encre peuvent atteindre un débit de 15 pages par minute en couleur et 19 pages par minute en noir et blanc.

Qualité d’image

La qualité d’impression reste un critère important pour le choix d’une imprimante. Une imprimante se doit d’imprimer parfaitement les textes, les graphiques et bien sûr les photos sur les papiers dédiés aux formats 10 x 15 ou A4.

Scanner et copie

Pour la copie, une bonne imprimante doit offrir une reproduction la plus proche possible du document original. On s’attend également à ce que le scanner soit performant dans la numérisation de documents, qu’ils contiennent du texte ou des photos.

Coût à la page

Le coût à la page est le coût moyen d’impression d’une page standard, en couleur ou en noir et blanc. Il s’élève à environ 11 centimes sur les imprimantes jet d’encre, mais il peut être beaucoup plus élevé après plusieurs cycles de nettoyage.

Consommation et bruit

La consommation d’énergie reste un critère de choix important. La consommation en veille est toujours inférieure à 1 watt et elle dépasse rarement les 20 watts lors de l’impression. Au niveau du bruit, la moyenne est souvent située en dessous des 50 dB (A).

 

LES PROCÉDURES DE TESTS

Tout d’abord, les différentes options présentes sur l’imprimante et sa facilité d’utilisation permettent d’obtenir une note d’ergonomie. Nous mesurons ensuite les débits avec plusieurs documents types depuis la veille, après la mise sous tension et même en mode recto verso. Nous mesurons également la rapidité de la fonction copieur et du scanner. La qualité d’image est déterminée par l’impression de plusieurs mires passées à la loupe afin de déterminer la finesse de l’impression. La fidélité des couleurs est aussi mesurée à l’aide d’une sonde. Enfin, nous mesurons la consommation de l’imprimante en veille et lors de l’impression ainsi que son niveau sonore.

 

Source : Les Numériques